La destination Burkina Faso

Le Burkina Faso s’est engagé, depuis bien longtemps, dans la promotion du secteur du tourisme. Ainsi, dans une dynamique de résilience et de souveraineté nationale, les actions menées en faveur de ce secteur stratégique donnent des résultats des plus encourageants. Il ressort des chiffres que 78% des plus de 630 000 visiteurs recensés sur les différents sites touristiques, en 2025, sont des Burkinabè. C’est dans cet esprit que la Grande saison du tourisme interne (GSTI) a été initiée par les autorités en charge de cette question et dont la IVe édition a été lancée, le 4 juillet 2026, sur les rives du barrage de Samendéni, dans la commune de Bama, région du Guiriko, sous le thème : « Tourisme interne, un levier de valorisation du patrimoine et de développement local au Burkina Faso ».

Bien plus qu’une escapade routinière, l’activité qui a connu une grande mobilisation vise à inciter les Burkinabè, toutes classes confondues, à découvrir les richesses naturelles, culturelles et historiques de leur propre pays. Cela est à saluer. En effet, en invitant les citoyens à mieux connaître ou à redécouvrir leur territoire, cette politique contribue, en vérité, à la valorisation du patrimoine et à la consolidation de l’identité nationale. Faut-il le rappeler, le Burkina Faso dispose d’importants atouts touristiques, pourtant méconnus par certains citoyens. Les Ruines de Loropéni, la Cour royale de Tiébélé inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO, les Dômes de Fabédougou, les Pics de Sindou, la Mare aux hippopotames de Bala, les Cascades de Banfora, les musées, les Villages artisanaux et les nombreux festivals culturels sont des exemples éloquents.

Mais, grâce aux actions de promotion, les résultats enregistrés ces dernières années sont plus que satisfaisants. En 2025, le ministère en charge du tourisme a enregistré une hausse de 177 % du tourisme interne. Selon les techniciens du domaine, au-delà de la valorisation du patrimoine, le tourisme constitue un moteur de développement économique favorisant la création d’emplois tout en stimulant les économies locales. Toutefois, plusieurs obstacles freinent encore le développement du secteur, notamment l’insuffisance des capacités d’hébergement et une culture du tourisme qui reste à renforcer.

Pour donner une nouvelle impulsion au tourisme interne, il est donc indispensable de poursuivre les investissements dans les infrastructures, de proposer des offres touristiques accessibles et d’accompagner davantage les opérateurs privés. A ce propos, l’implication des collectivités territoriales, des établissements scolaires et des acteurs culturels devront permettre également d’ancrer le tourisme dans les habitudes quotidiennes des Burkinabè. De ce qui précède, il est loisible d’indiquer, sans risque de se tromper, que la Grande saison du tourisme interne représente bien plus qu’une simple campagne de promotion mais un instrument de préservation du patrimoine et de renforcement de la cohésion sociale. Dans le contexte actuel de réaffirmation de la souveraineté nationale, chaque citoyen est donc appelé à découvrir tous les pans du tourisme, à soutenir les initiatives locales et à contribuer, autant que faire se peut, à la promotion de la destination Burkina Faso.

« C’est en développant un tourisme qui préserve notre patrimoine naturel et culturel que nous œuvrerons à la construction d’un avenir plus responsable, équitable et résilient pour tous », avait relevé le ministre chargé du Tourisme Pingdwendé Gilbert Ouédraogo en 2025, à l’occasion de la Journée mondiale du tourisme. C’est donc dire que le tourisme burkinabè constitue indubitablement un secteur stratégique pour le développement économique, social et culturel du pays qui commande que chacun y mette du sien pour faire du secteur un véritable tremplin de rayonnement.

Soumaïla BONKOUNGOU

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