
Les ministres du Commerce et de l’Industrie des pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ont visité dans la matinée du mardi 16 juin 2026, à Ouagadougou, le Mémorial Thomas-Sankara.
Présents à Ouagadougou, dans le cadre des travaux d’accélération du processus d’intégration économique au sein de l’espace de la Confédération des Etats du Sahel (AES), les ministres chargés du Commerce et l’Industrie du Mali et du Niger ont mis à profit leur séjour pour visiter, ce mardi 16 juin, le Mémorial Thomas -Sankara. Accompagnés sur ce lieu emblématique par leur homologue du Burkina Faso, Serge Gnaniodem Poda, ils ont pu découvrir la statue du père de la Révolution d’août 83, son bureau, ses objets de travail, sa jeep de commandement militaire, ainsi que le Mausolée où il se repose avec ses 12 compagnons d’infortune du 15 octobre 1987.
A chaque étape, le guide touristique du jour a apporté des explications et éclairages sur l’histoire du capitaine Thomas Sankara, sa formation militaire, ses responsabilités politiques, ses combats idéologiques et le projet d’infrastructures destiné à perpétuer sa mémoire et ses idéaux. Au sortir de la visite, le ministre du Commerce et de l’Industrie du Niger, Abdoulaye Seydou, a déclaré que c’est pour eux, un sentiment de plaisir de voir la mémoire de Thomas Sankara réhabilitée.
« Aujourd’hui, c’est une fierté de voir son héritage assumé par les autorités burkinabè, dans toute son essence. Visiter ce site ne fait que renforcer davantage notre conviction dans la démarche révolutionnaire et souverainiste empruntée par nos trois leaders de l’AES », s’est-il réjoui. Le ministre chargé du Commerce du Mali, Moussa Alassane Diallo, a soutenu que Thomas Sankara avait fait le choix de se sacrifier pour éclairer la conscience de toute l’Afrique afin que le peuple africain puisse prendre son destin en main.
Vers l’intégration de l’idéal Sankara dans les systèmes éducatifs
A son avis, dans le sillage des réformes du système éducatif dans les trois pays, la vie de Sankara, sa politique, son idéologie, doivent être prises en compte et enseignée dans les écoles primaires, secondaires et les universités. A l’en croire, les acteurs n’auront qu’à faire appliquer ce que Sankara a eu à concevoir comme politique. « Au niveau de l’AES, nous sommes déjà dans cette dynamique. En moins de cinq ans, les résultats engrangés au Burkina, au Mali et au Niger, en termes de développement socio-économique, sont satisfaisants. Aussi, nos armées sont devenues puissantes.
En dépit des multiples défis, elles engrangent des résultats immenses », a-t-il étayé. Selon le ministre nigérien chargé du Commerce, cette campagne « Ma brique pour Sankara » doit bénéficier de la mobilisation de tous. « Ce projet du mémorial Thomas-Sankara est à un niveau d’exécution de 10%. C’est pour nous l’occasion de lancer un appel aux peuples de l’AES en premier lieu et au peuple africain qui aspire à une Afrique digne, libre, souveraine, d’apporter leurs contributions pour que ce projet puisse se réaliser », a-t-il lancé. Pour le ministre Abdoulaye Seydou, l’Etat burkinabè a déjà pris l’engagement de financer 60% du budget et le reste du financement doit être assuré par le peuple.
« Lors du lancement du projet en 2017, l’ancien Président ghanéen, Jerry John Rawlings, nous disait qu’il pouvait être construit par des gens riches, mais nous ne voulons pas de cette approche, car Sankara est un homme du peuple. Nous voudrions que le peuple africain finance lui-même ce Il a, par ailleurs, félicité leur homologue, Serge Gnaniodem Poda, pour cette opportunité qui leur a été donnée de venir raviver leurs convictions militantes, panafricaines et révolutionnaires.
Adama SAWADOGO
Gloria BEOGO (Stagiaire)





