
A quelques jours de la Semaine nationale de la culture (SNC) Bobo 2026, les troupes artistiques de la région de Yaadga intensifient les répétitions. Entre discipline, engagement et créativité, les encadreurs et les autorités culturelles ont affiché leur optimisme quant à une participation de haut niveau de la région. Constat.
Dans les différentes communes de la région de Yaadga, l’heure est aux derniers réglages. Dans des cours, des maisons des jeunes et des espaces culturels, les troupes artistiques de la région peaufinent leurs prestations en vue de la 22e Semaine nationale de la culture (SNC) du 25 avril au 2 mai 2026. Entre danses traditionnelles, ballets, musiques, art culinaire et lutte, rien n’est laissé au hasard dans cette phase décisive de leur préparation. Au cours d’une tournée effectuée dans plusieurs localités, on note une détermination sans faille des acteurs culturels. A Ouahigouya, chef-lieu de la région, les répétitions battent leur plein et les tambours résonnent.
Selon les acteurs (encadreurs, artistes et autorités culturelles) rencontrés, les troupes sont dans une dynamique rassurante. Pour Saydou Konaté, responsable de la troupe « Ensemble instrumental Buuduu », dans la catégorie musique traditionnelle instrumentale, Poule adulte, tout est fin prêt pour cette biennale de la culture « Les répétitions se déroulent quotidiennement. Les artistes sont mobilisés et donnent le meilleur d’eux-mêmes. Nous avons des talents exceptionnels qui n’attendent que de s’exprimer sur scène » a-t-il soutenu.
Au niveau de la Maison des jeunes et de la culture de Ouahigouya (MJCO), la troupe Naaba Yaadga Junior, en ballet, Poule jeune est en pleine séance de réglages des pas de danse. Les encadreurs, Idrissa Ouédraogo et Tidiane Sawadogo, insistent sur la dimension de la valorisation identitaire de la compétition. Pour eux, la SNC constitue une vitrine de valorisation du patrimoine culturel. « Chaque geste, chaque rythme traduit notre identité culturelle du Yaadga au reste du Burkina Faso », affirme Idrissa Ouédraogo, maitre de danse de la troupe Naaba Yaadga Junior.
La détermination
Du côté des artistes, la motivation est visible et affiche leur ambition de hisser la région parmi les meilleures. « Nous sommes prêts. Nous répétons sans relâche pour donner le meilleur de nous-mêmes et nous avons la conviction que les choses vont bien se passer à Bobo », a confié Stella Inès Ouédraogo, membre de la troupe Naaba Yaadga Junior en catégorie ballet.
En art culinaire, plus précisément dans la catégorie boisson, Marie Pierre Yampa, candidate de la province du Loroum (Titao) avec « le Guekou Taga » dont la recette valorise les produits locaux prendra part à cette grand-messe de la culture burkinabè. Avec de la farine du petit mil, le pain de singe et du miel, elle entend proposer le « Guekou Taga ». Confiante, la candidate affiche une sérénité. « Je suis prête pour la grande compétition à Bobo-Dioulasso qui va se dérouler dans quelques jours. Nous avons travaillé avec sérieux pour proposer le Guekou Taga, une boisson de qualité issue du mil et de nos produits forestiers ligneux », a-t-elle laissé entendre.
Du côté de l’administration, les autorités chargées de la culture disent être rassurées de la mobilisation et de l’engagement des représentants de la région à la SNC. A en croire le directeur provincial chargé de la culture du Yatenga, Souleymane Ouédraogo, les troupes sont à un état de préparation avancé et affichent un engagement exemplaire. « Nous avons des troupes bien préparées, engagées et déterminées et nous sommes confiants quant à leur prestation à Bobo-Dioulasso », a-t-il rassuré. Il souligne que des dispositions ont été prises pour accompagner les troupes dans cette phase finale. « Nous travaillons en étroite collaboration avec les encadreurs pour assurer un encadrement technique de qualité. L’objectif est de permettre à nos représentants de compétir dans les meilleures conditions et nous ramener des trophées », a-t-il précisé.
Bassirou BADINI
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