Transmettre pour bâtir

Depuis le samedi 25 avril et ce, jusqu’au 2 mai 2026, Bobo-Dioulasso accueille la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), rendez-vous des Burkinabè avec la culture, socle de leur souveraineté, ciment de leur cohésion et source inépuisable de leur résilience collective. Placée sur le thème : « Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales », cette édition de la biennale a été lancée par trois coups de gong du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.

Dans un contexte où le Burkina Faso poursuit avec détermination sa marche vers la reconquête totale de son territoire et l’affirmation de sa souveraineté, la tenue de cette 22e édition témoigne du refus du peuple de céder à la fatalité et de sa volonté inébranlable de rester debout, enraciné dans ses valeurs culturelles et ouvert sur l’avenir. Depuis plus de quatre décennies, la SNC s’est imposée comme le creuset de l’expression culturelle nationale. Elle rassemble les talents, valorise les patrimoines, stimule la créativité et révèle, à chaque édition, que la diversité est une richesse pour notre vivre-ensemble. Cette année encore, artistes, écrivains, artisans, chercheurs et festivaliers se retrouvent pour célébrer ce qui unit au-delà de nos différences. Le thème de cette édition interpelle en particulier la jeunesse qui constitue aujourd’hui la force vive de la Nation. A la fois héritière et bâtisseuse, elle doit recevoir les repères nécessaires pour assumer pleinement cette mission. Transmettre les valeurs sociales, c’est non seulement raconter le passé, mais aussi et surtout enseigner le respect de l’autre, l’amour de la patrie, le sens de l’effort, la solidarité, la discipline et le courage. Dans un monde marqué par les influences multiples et parfois déstabilisantes, le devoir collectif est immense pour les parents, éducateurs, artistes, leaders coutumiers et religieux, médias et institutions publiques. En effet, chaque acteur porte une part de cette responsabilité dans la transmission des valeurs sociales qui enseignent que la modernité ne consiste pas à renier ses racines, mais à s’en servir pour grandir.

Au-delà des festivités, cette 22e SNC est une école de citoyenneté, un laboratoire de transmission et un espace d’engagement patriotique pour la jeunesse. En cela, les prestations, expositions et panels devront contribuer à forger des consciences et à inspirer des vocations. Pour ce faire, les acteurs culturels sont appelés à continuer d’être des courroies de transmission, les passeurs de mémoire et les gardiens de notre patrimoine. Quant à la jeunesse, il lui revient de s’approprier cet héritage, de l’enrichir et de le porter fièrement vers demain. Parce qu’une jeunesse d’un pays enracinée dans ses valeurs est une nation assurée de sa grandeur.

Par Assetou BADOH

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