
La gouverneure de l’Oubri, Sy Assetou Barry a lancé, vendredi 10 avril 2026, à Ziniaré, le nouvel concept « Police Yaka », une initiative de police de proximité portée par la direction régionale de la Police nationale de l’Oubri.
La Police nationale s’installe dans les quartiers de Ziniaré, pour partager le quotidien des habitants. A travers le concept « Police Yaka », lancé vendredi 10 avril 2026, la Police nationale veut apporter aux problèmes de sécurité, une réponse résolument ancrée dans la proximité, l’écoute et l’anticipation. La « Police Yaka », comme son nom l’indique, est rattachée à la notion de voisinage, a expliqué la directrice régionale de la Police nationale de l’Oubri, commissaire divisionnaire Natacha Zoungrana.
Elle est présentée comme une police vivant avec la population. « C’est une police qui va aller dans les quartiers, recueillir les préoccupations, sensibiliser les populations, identifier avec elles les solutions à leurs problèmes. Elle ne trouvera pas à elle seule les réponses. Elle se veut participative », a expliqué la commissaire divisionnaire Natacha Zoungrana. Concrètement, elle a indiqué que les agents, autrefois cantonnés dans les commissariats, seront désormais déployés au cœur des quartiers et des villages.
Pour soutenir ce déploiement, 85 motos ont été remises à la Police nationale, afin de faciliter les patrouilles de proximité. Signe de l’adhésion populaire à l’initiative, les populations présentes ont spontanément contribué à hauteur d’environ 150 000 F CFA pour l’achat de carburant.
La gouverneure Sy Assetou Barry a salué cette traduction concrète d’une vision longtemps attendue. « Dorénavant, la police s’installe dans nos quartiers, dans nos secteurs, auprès de nos concessions. Ensemble, dans un esprit de bon voisinage, nous travaillerons main dans la main à relever les défis sécuritaires de notre environnement immédiat », a-t-elle déclaré, appelant les populations à s’approprier pleinement le concept et à s’y engager sans réserve.
Les chefs religieux, coutumiers et traditionnels ont, pour leur part, exprimé leur soutien à l’initiative, voyant en elle un levier précieux pour le retour de la paix dans la région et au-delà.
Paul Ousmane COMPAORE
(Collaborateur)





