
L’Agence nationale de la météorologie (ANAM‑BF) a présenté les prévisions saisonnières des caractéristiques agro‑climatiques au Burkina pour la saison 2026, le vendredi 23 avril dernier, à Ouagadougou, au cours d’un atelier national de communication desdits résultats.
L’Agence nationale de la météorologie (ANAM‑BF) veut aider le monde agricole à mieux réussir ses activités. Pour ce faire, elle a présenté les prévisions saisonnières des caractéristiques agro‑climatiques au Burkina pour la saison 2026, le vendredi 23 avril dernier, à Ouagadougou, au cours d’un atelier national.
Il ressort que l’hivernage 2026 va être marqué par plusieurs tendances. En effet, il est attendu un démarrage tardif de la saison des pluies, soit un début des pluies après le 7 juin pour les régions de Bankui, Goulmou, Kadiogo, Nakambé, Nando, Oubri, Sirba, Tapoa et après le 19 mai pour celles de Djôrô, Guiriko, Nazinon, Tannounyan.
Il est également prévu des dates d’installation des pluies proches de la normale avec une tendance précoce, soit entre le 20 mai et le 7 juin pour les régions du Kadiogo, Koulsé, Nando, Oubri, Sirba, Sourou, Yaadga et entre le 8 juin et le 28 juin pour celles de Liptako et Soum.
Les prévisions de l’ANAM indiquent aussi des séquences sèches de longueurs normales en début de saison sur l’ensemble du pays et qui se situent entre 8 et 10 jours pour les régions du Liptako et du Soum, entre 7 et 10 jours pour le Bankui, Goulmou, Kadiogo, Koulsé, Nakambé, Nando, Oubri, Sirba, Sourou, Tapoa, Yaadga, entre 7 et 9 jours dans le Djôro, Guiriko, Nazinon, Tannounyan.
Durant la période juin-juillet-août 2026, c’est une pluviométrie normale à tendance déficitaire qui est attendue dans les régions de Bankui, du Guiriko, du Kadiogo, du Liptako, de Oubri, des Koulsé, de la Sirba, du Soum, du Sourou et du Yaadga ainsi que le Nord des régions du Goulmou, du Nando, du Nakambé, du Nazinon et des Tannounyan. Alors que les régions du Djôrô, de la Tapoa et le sud des régions du Goulmou, du Nakambé, du Nando, du Nazinon et des Tannounyan devraient connaitre une pluviométrie déficitaire à tendance normale.
Pour ce qui est de la période juillet-août-septembre 2026, les régions du Bankui, du Kadiogo, du Liptako, de Oubri, des Koulsé, de la Sirba, du Soum, du Sourou et du Yaadga et le Nord des régions du Goulmou, du Nakambé, du Nando, du Nazinon et de la Tapoa devraient se préparer à une pluviométrie normale à tendance déficitaire. Tandis que les régions du Djôrô, du Guiriko, des Tannounyan, et le sud des régions du Goulmou, du Nakambé, du Nando, du Nazinon et de la Tapoa seraient appelées à faire face à une pluviométrie déficitaire à tendance normale.
Des recommandations pour contrer les risques
Au niveau de la fin de la saison des pluies, les projections de l’ANAM laissent également entrevoir une situation hétérogène sur l’ensemble du pays. En effet, il est prévu une fin de saison tardive à tendance normale, soit après le 28 septembre 2026 pour Liptako et le Soum, après le 7 octobre 2026 pour le Bankui, Goulmou, Kadiogo, Koulsé, Nakambé, Nando, Oubri, Sirba, Sourou, Tapoa, Yaadga et après le 19 octobre pour le Nazinon. Une fin normale à tendance tardive est attendue dans le Djôro, Guiriko et Tannounyan, c’est-à-dire entre le 9 et le 19 octobre 2026.
Les prévisions indiquent aussi un risque élevé de séquences sèches longues en fin de saison, de plus de 10 jours dans le Liptako, Soum, Bankui, Kadiogo, Koulsé, Nando, Oubri, Sirba, Sourou et le Yaadga, et de plus de 9 jours dans Djôro, Guiriko, Tannounyan. Pour les régions du Goulmou, du Nakambé, du Nazinon, de la Tapoa et les parties sud des régions du Nando, de Oubri et de la Sirba, des séquences sèches courtes sont attendues en fin de saison, soit moins de 7 jours pour le Goulmou, Nakambé, Nando, Nazinon, Oubri, Sirba et la Tapoa. L’ANAM a indiqué qu’un risque élevé de survenue d’événements météorologiques extrêmes (vents, pluie) est à signaler au cours de la saison.
Ces prévisions peuvent engendrer, entre autres, des risques de baisse de rendement des cultures, de remplissage tardif des mares et retenues d’eau, d’accroissement de maladies zoo-sanitaires, de pertes post-récolte, d’inondations dans les grandes villes relatives aux évènements pluviométriques extrêmes. Pour mieux faire face à ces risques, l’ANAM recommande, entre autres, après la date probable de début de saison indiquée de semer seulement après avoir observé une pluie d’au moins 20 mm, d’utiliser des semences adaptées, de mettre en place des systèmes de drainage sur les parcelles agricoles, promouvoir l’utilisation d’espèces ou de variétés tolérantes à l’inondation, d’inciter les producteurs à souscrire à une assurance agricole, de promouvoir les pratiques agroécologiques.
Pour la secrétaire générale adjointe du ministère en charge de l’administration territoriale, Kiswendsida Alice Ouédraogo, les Prévisions saisonnières agro-hydro-climatiques (PRESASS) constituent un outil scientifique et stratégique majeur. Plus que de simples données techniques, elles sont un levier de développement durable et un instrument de sécurité nationale du Burkina Faso dont près de 80 % de la population active dépend directement de l’agriculture pluviale.
Dans la même veine, la directrice générale de l’ANAM, Dr Mariam Tidiga, a indiqué que cet atelier vise à rapprocher la science des réalités du terrain, à renforcer les capacités des acteurs nationaux et à favoriser une appropriation collective des prévisions saisonnières. Elle a appelé les médias à jouer pleinement leur rôle de relais pour une meilleure diffusion de ces prévisions saisonnières.
Mahamadi SEBOGO





