A quelques heures de l’ouverture de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), Bobo 2026, le président du Comité national d’organisation, Bètamou Fidèle Tamini, se veut rassurant. Entre innovations majeures, amélioration des conditions d’accueil des artistes et défis logistiques maîtrisés, il affiche une ambition claire : faire de cette biennale un tournant décisif, à la fois festif, professionnel et structurant pour l’écosystème culturel burkinabè.
Sidwaya (S) : Quel est l’état des préparatifs à quelques heures de la cérémonie d’ouverture de la SNC Bobo 2026 ?
Fidèle Bètamou Aymar Tamini (F.B.A.T) : A ce stade, nous sommes véritablement dans la dernière ligne droite, celle des ajustements finaux. Toutes les commissions techniques sont pleinement mobilisées sur le terrain pour peaufiner les derniers détails, qu’il s’agisse des infrastructures, des espaces de spectacles ou des dispositifs d’accueil. Le taux d’exécution est globalement très satisfaisant et traduit l’engagement de tous les acteurs impliqués. Nous abordons cette phase avec sérénité et confiance, prêts à offrir aux festivaliers une expérience à la hauteur de leurs attentes.
S : A votre installation, vous aviez promis un événement exceptionnel. Cette promesse tient-elle toujours ?
F.B.A.T : Plus que jamais. Cette promesse constitue notre ligne directrice. Nous avons travaillé à insuffler une véritable dynamique d’innovation, tant dans la programmation artistique que dans l’organisation globale. Il ne s’agit pas seulement d’améliorer l’existant, mais de proposer une expérience renouvelée, immersive et fédératrice. Nous avons mis un point d’honneur à rehausser le prestige de la biennale afin de marquer une rupture qualitative avec les éditions précédentes et repositionner la SNC comme une vitrine culturelle de référence.
S : L’hébergement et la restauration des artistes ont souvent été des points sensibles. Qu’en est-il cette année ?
F.B.A.T : Nous avons tiré des enseignements importants des éditions passées. Cette année, l’amélioration des conditions de vie des artistes est une priorité assumée. Une évaluation rigoureuse des sites d’hébergement a été réalisée afin de garantir un cadre décent, sécurisé et fonctionnel. Par ailleurs, le dispositif de restauration a été repensé avec une approche plus décentralisée, permettant une meilleure fluidité du service et une réduction significative des délais d’attente. L’objectif est clair, offrir aux artistes un environnement propice à la créativité et à la performance.
S : Où en est-on avec le projet de la cité des Artistes ?
F.B.A.T : La cité des Artistes demeure un projet structurant au cœur de notre vision. Les autorités accordent une attention particulière à sa réalisation afin qu’elle réponde aux standards attendus par les créateurs. L’ambition est de mettre en place un espace moderne, sécurisé et convivial, favorisant les échanges culturels et la fraternité entre les différentes délégations. Au-delà de l’événement, cette infrastructure s’inscrit dans une perspective durable de valorisation du secteur culturel.
S : Quelles sont les principales innovations de cette 22e édition ?
F.B.A.T : Plusieurs innovations ont été introduites pour améliorer l’expérience globale. L’introduction de la billetterie numérique constitue une avancée majeure, permettant de fluidifier l’accès aux spectacles et de limiter les longues files d’attente. Par ailleurs, nous avons développé des espaces de rencontres professionnelles afin de positionner la SNC non seulement comme un moment de célébration culturelle, mais aussi comme un véritable marché d’opportunités pour les artistes et les acteurs du secteur.
S : Une organisation de cette envergure implique forcément des défis. Quels sont les principaux ?
F.B.A.T : Effectivement, les défis sont multiples, notamment sur les plans logistique et budgétaire. La gestion des flux de transport, la coordination des différents prestataires et le respect des délais constituent des enjeux majeurs. A cela s’ajoute la nécessité de garantir une qualité constante dans l’ensemble des prestations offertes.
S : Comment vous vous en prenez pour y faire face ?
F.B.A.T: Nous privilégions une approche basée sur la coordination permanente et la rigueur dans la gestion. La communication entre les différentes commissions est continue, ce qui permet d’anticiper et de résoudre rapidement les difficultés. L’implication active des autorités régionales et la responsabilisation des membres du comité d’organisation jouent également un rôle déterminant. Cette synergie d’actions nous permet de lever progressivement les contraintes et d’avancer avec efficacité vers la réussite de l’événement.
Kamélé FAYAMA
Légende (Kamélé FAYAMA) :






