Libertés religieuses au Burkina Faso : Les représentants du peuple adoptent la loi pour la cohésion nationale

Les députés de l’Assemblée législative du peuple, réunis en séance plénière sous l’égide du Chef du Parlement, le Camarade Dr Ousmane BOUGOUMA, ont examiné et adopté, le samedi 20 juin 2026, le projet de loi portant libertés religieuses au Burkina Faso.

Avant l’adoption de la loi, 202 amendements de formes et de fonds ont été intégré au texte initial. Cette adoption à l’unanimité témoigne de l’engagement des représentants du peuple à accompagner l’action gouvernementale dans la mise en place d’un dispositif juridique équilibré, garantissant à la fois la liberté de culte, le respect de l’ordre public et la préservation de la cohésion sociale. Engagé depuis 2015, le processus d’élaboration de ce texte a mobilisé l’État, les confessions religieuses ainsi que les organisations de la société civile.

Composée de six titres et de 110 articles, la loi portant libertés religieuses au Burkina Faso présente plusieurs avantages majeurs : elle constitue un dispositif spécifique et inédit relatif aux libertés religieuses ; elle engage le pays tout entier dans la voie d’un environnement favorable à l’essor d’une pluralité religieuse collaborative, gage de paix durable et de progrès social ; elle balise un terrain favorable à un contrôle social apaisé ; elle organise les conditions d’intervention de l’État dans la sphère religieuse et, inversement, les conditions d’intervention des religions dans la sphère publique ; elle permet de donner un contenu concret au principe de laïcité de l’État ; et elle assume l’héritage des nombreuses initiatives déjà entreprises dans ce domaine.

Présentant les enjeux du texte devant la représentation nationale, le Ministre d’État, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Camarade Émile ZERBO, a souligné son caractère équilibré et protecteur. Pour le Ministre d’État, l’encadrement du domaine religieux permettra de prévenir les dérapages liés à l’exercice du culte et d’assurer à chacun le droit à la liberté de religion. Saisie au fond du projet de loi, la Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH) a salué l’avènement de cette qui permettra au Burkina Faso de se doter d’un outil juridique inédit.

Parmi les apports majeurs attendus figurent : la clarification du principe constitutionnel de laïcité de l’État ; la définition des conditions d’intervention réciproque entre l’État et les cultes ; la prévention et la gestion des dérives sectaires ou communautaires ; la valorisation du rôle social des religions et de leurs leaders ; et, surtout, la consolidation d’un environnement favorable à la coexistence pacifique des différentes confessions sur l’ensemble du territoire. Consciente des débats suscités par ce texte au sein de l’opinion publique, la CAGIDH a néanmoins formulé deux recommandations clés à l’attention du Gouvernement : assurer une large vulgarisation de la loi, en impliquant les faîtières religieuses afin de faciliter son appropriation par les communautés à la base ; et réaliser sans délai un état des lieux des édifices religieux, pour préparer le terrain à sa mise en œuvre harmonieuse et concertée.

DCRP/ Parlement du Burkina Faso

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